Le point de vue, appelé cadrage dans certains domaines artistiques tels que la photographie ou le cinéma, est un des éléments de la composition d'une image.
Cela consiste à placer l'oeil du spectateur dans un certain cadre (les limites de l'image), selon une distance, un angle et une orientation vis à vis du sujet, qui va induire une sensation particulière, avec un impact psychologique plus ou moins important.
Références des films d'Alfred Hitchcock dont sont issues les images: 1. L'ombre d'un doute (1943) 2. Fenêtre sur cours (1954) 3. La main au collet (1955) 4. Le faux coupable (1956) 5. Sueurs froides (1958) 6. La mort aux trousses (1959) 7. Psychose (1960) 8. Les oiseaux (1963)
Le champs de l'image est l'espace de représentation que l'on voit dans le cadre. Il correspond au champs de vision que l'on impose au spectateur, avec une certaine ouverture (du grand angle au téléobjectif ), un format d'image (proportions du cadre) et une orientation (place et direction du regard du spectateur).
(1) Champs: vue d'une scène
(1) Contre champs: vue opposée de la même scène
(2) Hors champs:ce qui n'est pas dans l'image, mais que l'on imagine en dehors de son cadre
(6) Avec des effets de reflets, champs, contrechamps et hors champs peuvent se superposer, s'incruster, se suggérer, ...
Construction des plans:
L'éloignement des plans successifs dans l'image donne une impression d'espace qui change selon le cadrage. Les sujets ont un rapport de proportion, vis à vis de l'espace environnant et du cadre, appelé échelle des plans.
(8) Éloignement des plans: les plans se superposent les uns derrière les autres et diminuent de taille vers le lointain. Ils créent ainsi une impression de profondeur dans l'image, les premiers plans étant les plus proches du regard du spectateur.
Angle de vue: il permet de tourner autour du sujet, ce qui procure une perception très différente d'un angle de vue à l'autre.
Verticalement, selon un axe horizontal:
(4) Plongée: vue d'en haut (sentiment de domination)
(4) Contre plongée: vue d'en bas (sentiment de vulnérabilité)
Les effets peuvent être amplifiés jusqu'à une perte des repères spatiaux conduisant à un certain malaise.
(5) Zénith: juste au dessus du sujet
(2) Da sotto in su: juste en dessous du sujet
Horizontalement, selon un axe vertical:
Alfred Hitchcock. Vue de face
Alfred Hitchcock. Vue de profil
Alfred Hitchcock. Vue de trois quart
Alfred Hitchcock. Vue de dos
Ces angles de vue impliquent plus ou moins le spectateur dans la scène, selon des modalités différentes (voyeur, participant, pris à témoin...etc...)
Tous ces éléments liés aux points de vue provoquent des effets particuliers de perspective:
Alfred Hitchcock. Perspective amplifiée: les plans s'éloignent les uns des autres: l'espace parait plus grand
(2) Raccourci: les plans se rapprochent les uns des autres, l'espace est écrasé, il parait plus petit
Dessiner, c'est observer, ressentir, se souvenir et traduire.
Le dessin de mémoire propose une interprétation on ne peut plus personnelle de la réalité, car le travail de l'oubli hiérarchise de manière plus ou moins aléatoire les différents éléments de la perception visuelle.
Et pour certaines personnes, comme Stephen Wiltshire, autiste, qui a été pourvu d'une mémoire photographique incroyable, c'est une manière de pouvoir s'exprimer et communiquer sous forme d'images époustouflantes!
20 min en hélicoptère, juste pour voir la ville d'en haut, lui suffisent pour ensuite (sans aucun modèle ou photographie, même si c'est une ville qu'il n'avait jamais vue) créer des panoramas d'un réalisme saisissant, dans lesquels ne manque aucun détail!
Après avoir participé aux petits déjeuners pédagogiques et à la semaine du goût, les élèves de sixième du collège Sainte Anne à Carquefou ont comparé sous la forme d'un diaporama leur photographie de petit déjeuner idéal (d'un point de vue nutritionnel) et le dessin de la sensation gustative de ce petit déjeuner. Montrer sous forme figurative ce que l'on voit de l'extérieur et de manière abstraite ce que l'on ressent de l'intérieur pour mieux comprendre un des rouages de la représentation....
Après la "Semaine contre le racisme et l'antisémitisme", qui a donné lieu en mars, à la création d'une grande affiche, les élèves de cinquième sont allés visiter l'exposition "Nous et les autres", au conseil départemental de Nantes.
Dans le cadre du projet renaissance, les élèves de cinquième du collège Saint Théophane Vénard de Nantes ont travaillé sur la notion de conservation-restauration du patrimoine, en étudiant des peintures de la renaissance.
Ils ont ensuite proposé dans leurs productions plastiques une manière d'intégrer dans le monde d'aujourd'hui des fragments du passé.
Les élèves de troisième du collège ont participé au projet Peace and Lobe et on créé des affiches de prévention contre le bruit.
Comment être efficace dans une affiche à partir de ce thème? Comment impliquer le spectateur?
Le jeu entre les différents espaces d'un objet d'art visuel (symbolique, de représentation, littéral, physique, du spectateur...) est une des possibilités explorées par les élèves.
Les points de vue et la perspective sont deux notions étroitement liées.
Voici quelques liens pour vous aider à les construire dans une bande dessinée.
Explorer ces deux sites: les notions de perspectives, plan, point de vue, composition de planches et composition de l'image y sont à la fois détaillés et simples à comprendre et à reproduire...
Vous pouvez également aller visiter ces sites pour approfondir vos connaissances sur les différents types de perspective et apprendre à les construire pas à pas.
Dans le débat de la classe, plusieurs films ont été évoqués:
Le jour où j'ai brulé mon coeur
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Keen'v - Petite Emilie ( clip officiel )
Afin de lutter contre les violences en milieu scolaire, un concours d'affiche est organisé au niveau national pour sensibiliser les élèves au problème du harcèlement.
Le thème de l'année 2018-2019 concerne les violences sexistes et le cyber harcèlement.
Pour s'informer sur le phénomène du harcèlement et les moyens d'y remédier, cliquer sur le lien:
"Thermostat 6" est un court métrage d'animation réalisé par Maya Av-ron, Marion Coudert, Mylène Cominotti et Sixtine Danopour leur diplôme de fin d'étude à l’école des Gobelins.
Elles ont utilisé cette opportunité pour traiter d’un thème qui leur tient à cœur : les enjeux du réchauffement climatique face au déni dans lequel nous sommes prostrés, en tant que société.
Ce film d’animation se base sur une métaphore qui fait un parallèle entre l’état de l’environnement et un repas de famille.
Il a été demandé aux élèves d'imaginer le dernier plan du film: morale de l'histoire, il donne son sens à l'ensemble de la vidéo en portant un point de vue idéologique, qui se traduit par un point de vue plastique (composition, angle de vue, recul...). Voici celui des réalisatrices:
« Notre famille représente les différentes réactions des membres de la société face aux enjeux actuels. On s’est dit qu’une famille, avec ses différentes personnalités et générations serait parfaite pour aborder ce thème. La fuite d’eau c’est le débordement in-arrêt-able, l’emballement climatique qui arrive, la montée des eaux et du thermostat.
La maison, c’est la Terre, passée de génération en génération, qui s’est dégradée et n’a jamais été réparée.
La mère, le consumérisme, fait oublier les problèmes en apportant un flot de divertissements tous plus appétissants les uns que les autres.
Le père, consommateur indifférent, repose sa responsabilité sur un plombier qui ne viendra jamais et préfère relativiser : après tout c’est plus agréable quand il fait plus chaud.
Le grand-père, figure patriarcale et conservatrice s’empêche de voir la réalité avec son journal devant les yeux. C’est lui qui a construit le système et on ne touche pas ses fondations ! Tout a toujours très bien fonctionné, pourquoi le remettre en question ?
Le petit garçon est emporté dans le flot des conséquences des problèmes non réglés des générations précédentes.
Et enfin la jeune fille, seule à tenter d’arrêter la fuite illustre les prises de consciences et les tentatives d’action maladroites car trop isolées et rarement soutenues. C’est le citoyen, le militant qui n’a pas abandonné et qui continuera à chercher une solution jusqu'au bout malgré la hauteur du problème. »
Avec le réchauffement climatique, le déluge est aujourd'hui une perspective scientifique, dont la probabilité et la gravité dépendront de l'attitude de l'humanité toute entière.
Cela n'est pas sans rappeler les très nombreuses histoires de déluge, présentes dans la plupart des civilisations, dans lesquelles, le monde est englouti sous les eaux par la colère d'une divinité contre le comportement des hommes restés sourds aux prophéties.
De l'arche de Noé aux mythes antiques mésopotamiens ou gréco-romains, en passant par les légendes chinoises, indiennes, scandinaves, celtiques, amérindiennes ou précolombiennes, ...etc..., le Déluge est situé au commencement des temps : un couple survivant est sommé de reconstruire le monde après son engloutissement sous les eaux, forme de retour à l'océan primordial d'où est sorti la vie.
Dessin sur papier chinois
Peinture miniature indienne
Mosaïque cathédrale Saint Marc, Venise
Positif d'un sceau-cylindre mésopotamien
Pierre runique scandinave
Pétroglyphe du peuple hohokam, Arizona
Peinture murale aztèque
Bas relief maya
Soupe primordiale: selon les scientifiques actuels, liquide couvrant la planète terre avant de se transformer en eau et dans lequel est née la vie
Noun, divinité égyptienne antique figurant l'océan primordial. Dessin et hiéroglyphes sur papyrus
Vishnou sur l'océan primordial, rêve le monde et de son nombril émerge un lotus. Miniature indienne du XVIIIeme siècle
Reste à faire en sorte que le déluge ne devienne pas apocalypse...