Dessiner, c'est observer, ressentir, se souvenir et traduire.
Le dessin de mémoire propose une interprétation on ne peut plus personnelle de la réalité, car le travail de l'oubli hiérarchise de manière plus ou moins aléatoire les différents éléments de la perception visuelle.
Et pour certaines personnes, comme Stephen Wiltshire, autiste, qui a été pourvu d'une mémoire photographique incroyable, c'est une manière de pouvoir s'exprimer et communiquer sous forme d'images époustouflantes!
20 min en hélicoptère, juste pour voir la ville d'en haut, lui suffisent pour ensuite (sans aucun modèle ou photographie, même si c'est une ville qu'il n'avait jamais vue) créer des panoramas d'un réalisme saisissant, dans lesquels ne manque aucun détail!
Après avoir participé aux petits déjeuners pédagogiques et à la semaine du goût, les élèves de sixième du collège Sainte Anne à Carquefou ont comparé sous la forme d'un diaporama leur photographie de petit déjeuner idéal (d'un point de vue nutritionnel) et le dessin de la sensation gustative de ce petit déjeuner. Montrer sous forme figurative ce que l'on voit de l'extérieur et de manière abstraite ce que l'on ressent de l'intérieur pour mieux comprendre un des rouages de la représentation....
Après la "Semaine contre le racisme et l'antisémitisme", qui a donné lieu en mars, à la création d'une grande affiche, les élèves de cinquième sont allés visiter l'exposition "Nous et les autres", au conseil départemental de Nantes.
L'architecture, au-delà de la conception technique d'un bâtiment, est une démarche artistique de construction formelle et symbolique d'un espace, en relation avec les espaces qui l'entourent.
Ce "geste" artistique est particulièrement visible dans le travail de Franck Gehry, lorsqu'il réalise l'architecture de la Fondation Louis Vuitton, conçue à partir d'un dessin à main levée.
"Wake up call" (appel au réveil) est un court métrage d'animation du graphiste Steve Cutts, bien connu pour ses prises de position concernant notre société de consommation.
"Un vrai coup de poing qui surprend comme le réveil à 6h du matin...
L'artiste
s’est associé à l’association The Gaia Foundation pour sortir
ces 5 minutes de pur éloquence visuelle dénonçant les méfaits des
extractions minières et de notre société de consommation
outrancière.
En
quelques minutes, on y voit la destruction des forêts, la
destruction des habitats et des populations animales et humaines, les
forages qui font saigner la terre, les transports polluants qui font
tousser la planète, les êtres humains qui travaillent à la chaîne
pour une misère, les produits de consommation avec obsolescence
programmée à destination des riches occidentaux, et la détresse de
ces sociétés dites " riches" qui n’arrivent pas à suivre la
cadence des nouveaux produits et vivent dans une frustration
entretenue créant chez la population un vrai vide, une tristesse
inconsolable.
La
musique, classique, entraînante, nous immerge dans cette petite
histoire et la sublime.
On se pose beaucoup de questions en observant
ce pamphlet contre les extractions minières.
Car quand on
achète un iPhone ou un Galaxy à 600€, le vrai prix de l’objet
ne se compte pas tant en euros, mais plutôt en conséquences
humaines et écologiques : un vrai cauchemar !
Les
activités minières vont tripler d’ici 2050. Ces activités
entraînent des processus violents d’accaparement des terres (vol
de terres appartenant aux autochtones de la part de multinationales
sans scrupules). Destruction, pollution, domination, violence : les
coûts écologiques et sociaux de l’extraction minière sont
immenses.
Nous
devons ouvrir les yeux sur le vrai prix des gadgets électroniques,
tels que les ordinateurs, les smartphones etc. Finalement, ils ne
sont pas si élégants et classes que cela… C'est également l'avis de la plus engagée des styliste londonienne Vivienne Westwood qui met à l'honneur ce court métrage sur son site "climate revolution".
La
conclusion de Wake Up Call est évidente : nous ne retrouvons notre
humanité que lorsqu’on reprend le temps de retrouver une vie
simple : du temps de qualité passé auprès de nos proches et des
autres, la joie d’observer la nature, et la volonté de retrouver
notre nature !
Réveillons-nous,
avant qu’il ne soit trop tard. Arrêtons de jouer le jeu de la
société de consommation. N’achetons que ce dont nous avons
besoin. Recyclons. Réutilisons. Partageons." (extrait tiré de l'article
sur cette vidéo du site « l'indigné du canapé », qui traduit et résume en partie divers articles trouvés sur le net)
Les élèves de troisième ont été amenés à prendre position en exprimant leur point de vue avec un dessin, plan fixe d'une fin alternative à ce court métrage d'animation.
Que ce soit de manière induite ou littérale, de nombreux artistes dénoncent le gaspillages de notre société de consommation, en utilisant l'accumulation comme mode de création.
Les déchets peuvent être mis en scène sous forme d'installation et leur présence en tant que tels vaut tous les discours.
Quand ils sont utilisés comme matériaux pour leurs qualités esthétiques, ils provoquent également par leur nature et leur provenance, un questionnement critique sur la société de consommation.
Leur représentation sous forme d'images: collages, photographies, peintures, ...etc... peut montrer l'horrible beauté qui se dégage de leur accumulation, alors même qu'ils ne sont parfois encore que biens de consommation, symboles du déchet en devenir, futurs détritus.
L'accumulation en tant que notion esthétique d'envahissement de l'espace par la multitude, amplifie l'idée de surproduction, de pollution, créant la même sensation d'oppression...
Arman. "Poubelle". Série débutée en 1959. Boite en plexiglas avec objets jetés aux ordures
Dirty white trash, with gulls (1998),Tim NobleetSue Webster. Tas d'ordures ménagères en forme de silhouettes, projetées sur un mur: nous sommes ce que nous consommons...
Wasteland (2012), de Vik Muniz. Tableau de grands maîtres reproduits avec des déchets de la décharge de Rio (ici, assassinat de Marat par david)
Liu Jianhua, Installation: objets non dégradables se déversant d'un container, envahissant l'espace d'exposition comme cela arrive tous les jours en mer
Julien Garcia. Assemblage en forme d'animaux réalisés avec des petits objets en plastique. interpelle sur la destruction de la faune par la concentration de ce matériaux dans l'environnement
Bernard Pras. Installation anamorphose reconstituant la vague d'Hokusai. La mer devient une poubelle...
Tom Deininger. Tableau en relief constitué de détritus, représentant le drapeau américain. Les USA à l'origine de la société de consommation...
Tony Cragg. Installation: détritus en plastique triés par couleur et collés au mur, formant une palette de peintre. Interroge le rôle de l'artiste sur les question d'environnement
Claire Morgan. Installation en sac plastique de supermarché. Pourquoi utiliser une ressource précieuse (pétrole) pour une utilisation éphémère, ingrate et polluante?
Mary Ellen Croteau. Tableau autoportrait en bouchon de bouteilles plastiques. La beauté dans nos déchets... Alors pourquoi les jeter?
Chris Jordan, "cellphone", Atlanta, 2005, photographie dans un centre de destruction de téléphone mobiles, série "intolerable beauty"
Liu Bolin. Photographie avec corps de l'artiste peint posant devant un rayon de grand magasin, disparaissant parmi ces objets de consommation
Ru Xiaofan, Portrait peint: le personnage se surcharge et disparaît sous les objets que la société de consommation lui donne à désirer
Erro, " Food Scape", peinture de grand format remplie de représentations de nourriture donnant un sentiment d’écœurement face à la surconsommation
David Cintract, collage. Un super héro essaye de se frayer un chemin parmi une multitude d'images cultes de la publicité.
Jani Leinonen, The Most Terrible Things, 2015. Photo: Finnish National Gallery / Pirje Mykkänen Bas relief reprenant des logos de marques:"les choses les plus terribles, guerres, génocides, et esclavage, ne résultent pas de la désobéissance, mais de l’obédience". Alerte sur l'influence des grand trust de la société de consommation sur les situations économiques, sociales et géopolitiques dans le monde.
David Terrazzano, crée des images peintes ou infographiques, qui posent un regard critique sur la société moderne
Voyons nous vraiment ce que nous voyons, ou nous voyons ce que nous imaginons?
Avec les oeuvres d'art, le regard du spectateur est changeant. Il est influencé par le vécu de la personne, son imagination et l'environnement culturel.
Difficile parfois de ne pas interpréter les images de manière erronée.
Etre attentif aux détails est alors d'une importance capitale!
Pour que le regard soit libre de faire vagabonder l'esprit, sans pour autant dévoyer l'intention de l'artiste.
Car la richesse d'une oeuvre d'art, qui échappe à son créateur, c'est la pluralité des regards.
Mais attention à ne pas lui faire dire n'importe quoi!
Les élèves de sixième ont pu vivre l'expérience en créant un musée parallèle, issu de leur imagination. Quelques détails différents, et chaque oeuvre d'art raconte une autre histoire...
Les points de vue et la perspective sont deux notions étroitement liées.
Voici quelques liens pour vous aider à les construire dans une bande dessinée.
Explorer ces deux sites: les notions de perspectives, plan, point de vue, composition de planches et composition de l'image y sont à la fois détaillés et simples à comprendre et à reproduire...
Vous pouvez également aller visiter ces sites pour approfondir vos connaissances sur les différents types de perspective et apprendre à les construire pas à pas.
Dans le débat de la classe, plusieurs films ont été évoqués:
Le jour où j'ai brulé mon coeur
1: 54
Keen'v - Petite Emilie ( clip officiel )
Afin de lutter contre les violences en milieu scolaire, un concours d'affiche est organisé au niveau national pour sensibiliser les élèves au problème du harcèlement.
Le thème de l'année 2018-2019 concerne les violences sexistes et le cyber harcèlement.
Pour s'informer sur le phénomène du harcèlement et les moyens d'y remédier, cliquer sur le lien:
Tout le monde le constate: certaines photos ne nous ressemblent pas!
L'expression d'un visage, figée dans une image, perd l'empreinte de la personnalité.
La physionomie et l'expression du visage sont étroitement liées au mouvement.
Après avoir fait des grimaces pour caricaturer son voisin avec un morceau de charbon sur une feuille, les élèves ont transformé les expressions de leurs portraits en numérique, animés ensuite image par image...