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dimanche 13 octobre 2019

Chut... j'ai besoin d'entendre...

Cette année encore des élèves de troisième vont s'impliquer dans un projet destiné à apprendre comment protéger ses oreilles et lutter contre la pollution sonore.
Certains participeront au concert et intervention du dispositif  "Peace and lobe".
En arts plastiques, il leur a été demandé de créer, à partir d'une pochette de disque vinyle, une affiche sur ce thème, qui permet d'impliquer le spectateur, grâce à l'impression de débordement. Les élèves ont trouvé de nombreuses solutions plastiques: jeux de couleurs, de forme, de cadrage, passage d'une surface à un volume, utilisation d'objets liés au son, travail de typographie, dislocation des matériaux, rupture et continuité entre les éléments de construction de l'image, interpénétration du figuratif et de l'abstrait...
Pour que nos oreilles restent à notre écoute!

Un grand merci à la ressourcerie de l'ile, à Nantes, qui nous a fourni nos matériaux à prix modique!

Cliquer ici pour voir les travaux des élèves

Quelques vidéos sur les risques qui peuvent endommager les oreilles, à voir sur l'article "Un peu moins de bruit, svp!"

Comment se protéger:

Des informations sur le site "édukason", concernant le bruit et ses nuisances, avec un quizz sympa à faire, et sur lequel on peut trouver plein d'informations, comme par exemple des vidéos ou des liens vers des sites sur les métiers du son en concert

Et ne pas hésiter à aller aussi jeter un oeil et une oreille sur les travaux des élèves de l'année 2018-2019!

Du bon et du mauvais usage du son: nos oreilles nous sauvent la vie: préservons les!






lundi 1 juillet 2019

Imaginer l'architecture du futur

Si on envisage l'architecture du futur, tout est possible!
Technologie de pointe, domotique, habitat hyper connecté, robotisé, architecture mobile, habitat auto suffisant, biomimétisme, écologique, naturel... permettront de vivre autrement: que ce soit sur terre ou sous terre, sur l'eau ou sous l'eau, dans les airs, dans l'espace ou sur d'autres planètes...
Mais quelque soit le cas, la démarche créatrice s'empare des contraintes et le geste artistique donne une forme à l'idée imaginée.

Cliquer ici pour voir les maquettes de sixièmes du collège Sainte Anne de Carquefou

Cliquer ICI pour voir quelques petites vidéos sur l'architecture de demain.

samedi 29 juin 2019

Des couleurs à la bouche

Après avoir participé aux petits déjeuners pédagogiques et à la semaine du goût, les élèves de sixième du collège Sainte Anne à Carquefou ont comparé sous la forme d'un diaporama leur photographie de petit déjeuner idéal (d'un point de vue nutritionnel) et le dessin de la sensation gustative de ce petit déjeuner. Montrer sous forme figurative ce que l'on voit de l'extérieur et de manière abstraite ce que l'on ressent de l'intérieur pour mieux comprendre un des rouages de la représentation....


dimanche 7 avril 2019

L'animal dans tous ses états

Afin de participer au concours de la BNF intitulé "l'animal dans tous ses états", les élèves de sixième ont créé des mots valises sur les animaux et en ont imaginé une représentation. Ces êtres hybrides ont une peau bien particulière, et il a donc fallu les habiller avec divers matériaux qui donnent l'idée de leur texture aux spectateurs.
Pas de lauréats parmi les travaux envoyés au concours, mais vous pouvez en avoir un aperçu ci-dessous!

Cliquer sur l'éléfantôme pour voir les créations des élèves

vendredi 5 avril 2019

Une vente aux enchère qui fait le buzz

Pour le cinquantenaire de l'établissement, les élèves de troisième du collège Sainte Anne à Carquefou ont organisé une vente aux enchères de productions artistiques, créées pendant les cours d'arts plastiques au fil du temps.
Cela a été l'occasion d'expérimenter les métiers liés à cette activité bien particulière dans le commerce des oeuvres d'art, et de comprendre comment la vente d'une oeuvre d'art peut devenir en elle même une démarchez artistique sous la forme d'un happening!

Cliquer ici pour voir le travail des élèves

Banksy
, artiste anonyme de street art le plus célèbre aujourd'hui, joue avec le marché de l'art.
Militant dans ses oeuvres contre toutes les injustices sociales, économiques, politiques, historiques, son travail est célèbre dans le monde entier, non seulement par son discours et le choix des lieux emblématiques qu'il investit, mais aussi parce qu'il fait le buzz dans les media et réseaux sociaux, avec des coups d'éclat qui remettent en cause le "système". 
Il s'érige ainsi contre la spéculation sur les œuvres d'art, tout en étant au final un des protagonistes à qui profite cette contradiction.

Le 12 octobre 2013, des oeuvres originales sont vendues par un complice sur le marché de Hyde Park à New York pour 60 dollars, alors qu'elles en valent jusqu'à un million sur le marché de l'art. Une manière de montrer que l'art n'a pas de prix en soi, et que les objets d'art sont soumis au système de l'offre et de la demande, selon une cote artificielle des artistes.


Le 5 octobre 2018, une oeuvre de Banksy est revendue aux enchères, avec un bénéfice spéculatif impressionnant. Au moment du coup de  marteau, un mécanisme caché dans le cadre entraîne son auto destruction. A semi déchiquetée, l'oeuvre a dans un premier temps perdu sa valeur marchande, Mais finalement cela a augmenté sa valeur historique et artistique, car ainsi utilisée dans un happening (événement) elle interroge d'autant le statut de l'oeuvre d'art...





samedi 16 février 2019

Let's pollute: de la soupe Campbell au syndrome du caddie...


Let’s Pollute est un film d’animation écrit et réalisé par Geefwee Boedoe et produit par Happy-Go-Dismal en 2009.


D’un style clairement inspiré des films éducatifs des années 50-60, c'est un film satirique sur l’évolution de nos habitudes de consommation et les conséquences que cela impliquent pour la planète. Il démontre à quel point la pollution dont nous sommes héritiers contribue à la prospérité de notre économie.
En misant sur l’ironie, le résultat permet d’aborder des problèmes environnementaux sérieux avec une pointe d’humour tout en tournant au ridicule des comportements irresponsables.
Quelles sont nos valeurs aujourd'hui ? Pourquoi consommons-nous sans vraiment nous soucier (ou rarement) de l’impact de nos choix ? Qu’est-ce qui justifie une telle hypocrisie généralisée ? Notre confort perpétuel en vaut-il le prix ? 
Nominé aux Oscars du court-métrage d'animation 2011, Let's Pollute nous plonge dans l'incohérence qu'est notre réalité moderne avec un second degrés critique effrayant.
Pourquoi se voiler la face ? Nos actes détruisent la planète, alors encourageons les !

Nous suivons une famille au fil du temps qui fait son maximum pour s’intégrer à une société où le gaspillage et la pollution sont les moteurs. Après un petit rappel de notre héritage de pollueurs inexpérimentés, le court métrage nous rappelle que la révolution industrielle et l’invention de la machine sont venus à notre secours afin d’enfin pouvoir polluer jour et nuit sans interruption.
Exploitez sans modération les ressources naturelles, achetez toujours plus, que du jetable de préférence, ne triez pas vos déchets, luttez contre le restrictions environnementales qui empêche la pollution chimique des industries, ne réparez rien, n’achetez jamais d’aliments bio, préférez les plats préparés sur-emballés…
Grâce à Let’s Pollute, apprenez à mieux polluer et détruire la planète. "Polluer est votre privilège. Et votre devoir !"."Avec de la discipline, vous pouvez toujours consommez plus, gaspillez plus, tout en étant moins responsables !"


Cette critique de la société de consommation s'ancre dans "l'american way of life" qui a servi de modèle au développement des sociétés occidentales depuis les années 1930, trouvant sa pleine influence après la seconde guerre mondiale et pendant la guerre froide.

LouisvilleKentucky1937Margaret Bourke-White
Epoque de prospérité fictive (seule une partie de la population y avait accès...) et de bonheur stéréotypé, cette manière de vivre insouciante, basée sur la consommation et les loisirs, a été célébrée autant que critiquée par le pop art, qui en montre la beauté idéalisée.
Les artistes utilisent les images emblématiques et populaires (publicités, affiches de cinéma, magazines, bandes dessinées...) et les objets du quotidien, sources d'envie et de plaisir, comme matériaux et thème de représentation. Ils exploitent également le système médiatique en plein essor, comme nouveau moyen d'organisation et de diffusion  de la création artistique.

"Quand on y songe, les supermarchés sont un peu comme des musées". Andy Wahrol

Andreas Gursky « 99 cents » 1999, photographie de grand format d'un supermarché accumulant les marchandises

« Plus on regarde exactement la même chose, plus elle perd tout son sens, et plus on se sent bien, avec la tête vide. » Andy Wahrol

Andy Warhol, 32 soupes campbell, 1962

Martial Raysse, Soudain l'été dernier, 1963 - Centre Pompidou, musée national d’art moderne 
Roy Lichtenstein, femme au miroir, 1963

Tom Wesselmann – Still life n°30 (1963) 122 x 167,5 x 10 cm MoMA

James Rosenquist: World’s Fair Mural, 1964

Jusqu'à la fin du XXème siècle, les artistes critiques de la société de consommation en ont principalement dénoncé le caractère aliénant pour l'individu, face à ses dérives économiques, politiques, idéologiques et sociales.

Collage de Richard Hamilton,1956
Just what is it that makes today’s homes so different, so appealing? 

Keith Haring. 1958-1990. Drapeau américain


Ralph Goings, "America’s Favourite", 1989, Collection of Susan P. and Louis K. Meisel, New York

Barbara KRUGER, Untitled (I shop therefore I am), 1989

Supermarket lady, Duane HANSON1969.

Jean-Baptiste Mondino,  photographie pour pochette de l'album "J'accuse" de Damien Suaez, 2010, qui dénonce la société de consommation façon Zola ( l'affiche a été interdite par la censure dans les rues de France... )

La chute,  Banksy, quartier chic de Mayfair (Bruton Lane), London, 2011

Aujourd'hui, l'urgence écologique incite les artistes à critiquer la société de consommation globalisée pour ses conséquences catastrophiques pour la planète: changement du climat, mort de la nature, détérioration des conditions de vie et de la santé des humains.
"Let's pollute" s'inscrit dans ce mouvement plus vaste, décrit également dans les articles "Réveillez vous!" et "Après moi, le déluge"

2019. La grande vague. Créapills

dimanche 3 février 2019

Le bruit déborde de tous les cotés

Le bruit est la seconde menace sanitaire en Europe, après la pollution de l'air...
Les élèves de troisième du collège ont participé au projet Peace and Lobe et on créé des affiches de prévention contre le bruit.


Comment être efficace dans une affiche à partir de ce thème? Comment impliquer le spectateur?
Le jeu entre les différents espaces d'un objet d'art visuel (symbolique, de représentation, littéral, physique, du spectateur...) est une des possibilités explorées par les élèves.

Cliquer ici pour voir les créations des élèves
Affiche Amnesty International 2003
Faire du bruit pour la bonne cause...
 
Un grand merci à la ressourcerie de l'ile, à Nantes, qui nous a fourni nos matériaux à prix modique!

lundi 28 janvier 2019

Réveillez vous!




"Wake up call" (appel au réveil) est un court métrage d'animation du graphiste Steve Cutts, bien connu pour ses prises de position concernant notre société de consommation.

"Un vrai coup de poing qui surprend comme le réveil à 6h du matin...

L'artiste s’est associé à l’association The Gaia Foundation pour sortir ces 5 minutes de pur éloquence visuelle dénonçant les méfaits des extractions minières et de notre société de consommation outrancière.
En quelques minutes, on y voit la destruction des forêts, la destruction des habitats et des populations animales et humaines, les forages qui font saigner la terre, les transports polluants qui font tousser la planète, les êtres humains qui travaillent à la chaîne pour une misère, les produits de consommation avec obsolescence programmée à destination des riches occidentaux, et la détresse de ces sociétés dites " riches" qui n’arrivent pas à suivre la cadence des nouveaux produits et vivent dans une frustration entretenue créant chez la population un vrai vide, une tristesse inconsolable.
La musique, classique, entraînante, nous immerge dans cette petite histoire et la sublime.

On se pose beaucoup de questions en observant ce pamphlet contre les extractions minières.
Car quand on achète un iPhone ou un Galaxy à 600€, le vrai prix de l’objet ne se compte pas tant en euros, mais plutôt en conséquences humaines et écologiques : un vrai cauchemar !
Les activités minières vont tripler d’ici 2050. Ces activités entraînent des processus violents d’accaparement des terres (vol de terres appartenant aux autochtones de la part de multinationales sans scrupules).
Destruction, pollution, domination, violence : les coûts écologiques et sociaux de l’extraction minière sont immenses.
Nous devons ouvrir les yeux sur le vrai prix des gadgets électroniques, tels que les ordinateurs, les smartphones etc. Finalement, ils ne sont pas si élégants et classes que cela… C'est également l'avis de la plus engagée des styliste londonienne Vivienne Westwood qui met à l'honneur ce court métrage sur son site "climate revolution".
La conclusion de Wake Up Call est évidente : nous ne retrouvons notre humanité que lorsqu’on reprend le temps de retrouver une vie simple : du temps de qualité passé auprès de nos proches et des autres, la joie d’observer la nature, et la volonté de retrouver notre nature !

Réveillons-nous, avant qu’il ne soit trop tard. Arrêtons de jouer le jeu de la société de consommation. N’achetons que ce dont nous avons besoin. Recyclons. Réutilisons. Partageons."

(extrait tiré de l'article sur cette vidéo du site « l'indigné du canapé », qui traduit et résume en partie divers articles trouvés sur le net)

Les motivations à l'origine de cette vidéo expliquée par le commanditaire de l'oeuvre

Les élèves de troisième ont été amenés à prendre position en exprimant leur point de vue avec un dessin, plan fixe d'une fin alternative à ce court métrage d'animation.

Cliquer ici pour voir les travaux des élèves

Que ce soit de manière induite ou littérale, de nombreux artistes dénoncent le gaspillages de notre société de consommation, en utilisant l'accumulation comme mode de création.
Les déchets peuvent être mis en scène sous forme d'installation et leur présence en tant que tels vaut tous les discours.
Quand ils sont utilisés comme matériaux pour leurs qualités esthétiques, ils provoquent également par leur nature et leur provenance, un questionnement critique sur la société de consommation.
Leur représentation sous forme d'images: collages, photographies, peintures, ...etc... peut montrer l'horrible beauté qui se dégage de leur accumulation, alors même qu'ils ne sont parfois encore que biens de consommation, symboles du déchet en devenir, futurs détritus.
L'accumulation en tant que notion esthétique d'envahissement de l'espace par la multitude, amplifie l'idée de surproduction, de pollution, créant la même sensation d'oppression...

Arman. "Poubelle". Série débutée en 1959. Boite en plexiglas avec objets jetés aux ordures

Dirty white trash, with gulls (1998), Tim Noble et Sue Webster. Tas d'ordures ménagères en forme de silhouettes, projetées sur un mur: nous sommes ce que nous consommons...

Wasteland (2012),  de Vik Muniz. Tableau de grands maîtres reproduits avec des déchets de la décharge de Rio (ici, assassinat de Marat par david)
Liu Jianhua, Installation: objets non dégradables se déversant d'un container, envahissant l'espace d'exposition comme cela arrive tous les jours en mer
Julien Garcia. Assemblage en forme d'animaux réalisés avec des petits objets en plastique. interpelle sur la destruction de la faune par la concentration de ce matériaux  dans l'environnement

Bernard Pras. Installation anamorphose reconstituant la vague d'Hokusai. La mer devient une poubelle...

Tom Deininger. Tableau en relief constitué de détritus, représentant le drapeau américain. Les USA à l'origine de la société de consommation...

Tony Cragg. Installation: détritus en plastique triés par couleur et collés au mur, formant une palette de peintre. Interroge le rôle de l'artiste sur les question d'environnement
Claire Morgan. Installation en sac plastique de supermarché. Pourquoi utiliser une ressource précieuse (pétrole) pour une utilisation éphémère, ingrate et polluante?

Mary Ellen Croteau. Tableau autoportrait en bouchon de bouteilles plastiques. La beauté dans nos déchets... Alors pourquoi les jeter?

Chris Jordan, "cellphone", Atlanta, 2005, photographie dans un centre de destruction de téléphone mobiles, série "intolerable beauty"
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Liu Bolin. Photographie avec corps de l'artiste peint posant devant un rayon de grand magasin, disparaissant parmi ces objets de consommation

Ru Xiaofan, Portrait peint: le personnage se surcharge et disparaît sous les objets que la société de consommation lui donne à désirer

Erro, " Food Scape", peinture de grand format remplie de représentations de nourriture donnant un sentiment d’écœurement face à la surconsommation

David Cintract, collage. Un super héro essaye de se frayer un chemin parmi une multitude d'images cultes de la publicité.

Jani Leinonen, The Most Terrible Things, 2015. Photo: Finnish National Gallery / Pirje Mykkänen
Bas relief reprenant des logos de marques:"les choses les plus terribles, guerres, génocides, et esclavage, ne résultent pas de la désobéissance, mais de l’obédience". Alerte sur l'influence des grand trust de la société de consommation sur les situations économiques, sociales et géopolitiques dans le monde.

David Terrazzano, crée des images peintes ou infographiques, qui posent un regard critique sur la société moderne



lundi 17 décembre 2018

Des couleurs et des saveurs

Comment représenter un goût? On peut bien sûr faire référence aux 5 sens par la figuration en représentant des objets symboliques. C'est le procédé utilisé tout au long de l'histoire de l'art.
Les images des cinq sens, quelque soient les techniques utilisées et le statut qu'on leur prête, s’immiscent dans tous les genres: nature morte, vanité, allégorie, scène d'Histoire (ici: mythologique, à portée philosophique et religieuse), scène de genre, portrait... (dans l'ordre d'apparition ci dessous).

Lubin Baugin, Nature morte à l’échiquier, vers 1640. Huile sur panneau

Pieter Claesz. 1597-1660. Vanité. Huile sur panneau


Tapisserie, Dame à la licorne, entre 1484 et 1538, Musée du moyen Age, Musée de Cluny, Paris.

Gérard de Lairesse, Allégorie des cinq sens, 1668

ROMBOUTS Theodor, allégorie des 5 sens, huile sur toile, 207x288cm, Museum voor Schone Kunsten, Ghent 

Boilly. Les cinq sens. 1825. Gravure.

Cependant, cela ne permet pas de vraiment rendre compte de la richesse d'une sensation.
L'invention de l'art abstrait, en se donnant pour but de susciter des impressions sans intermédiaire, a permis de développer des équivalences profondes entre les sens, et de les traduire sous une autre forme.
Kandinsky (artiste qui a créé la peinture abstraite) transposait ainsi sous forme visuelle les sensations et émotions qu'il approuvait quand il écoutait de la musique. Faisant partie des 4 à 7 % de la population synesthète, cela lui était d'autant plus simple! 

Yellow-Red-Blue (1925)  by Wassily Kandinsky
"Yellow, red, blue". Wassily Kandinsky, 1925. 
Huile sur toile, 127x200 cm. Centre Georges Pompidou, Paris

Avec le cinéma il est devenu encore plus facile de comprendre les liens qui unissent son, couleur, goût, odeur et toucher.


Le gout: un feu d'artifice dans la bouche

La publicité, d’ailleurs, utilise largement ces correspondances entre les sens, les saveurs et les éléments pour réveiller nos papilles, par les formes, lignes, couleurs, mouvements, sons... en plus des métaphores.



En utilisant le très gros plan notamment, l'image devient abstraite et s'adresse directement à nos sens et non plus à notre cerveau uniquement...